Oyez oyez les Veilleurs et les visiteurs vient le temps des résultats de cette
première Quête du Regard des Veilleurs en Tyrie !
De mémoire de Veilleurs la participation a été la plus importante de toutes les éditions de cette Quête.
Bravo à tous les participants, ceux qui ont offert un Regard et ceux qui ont porté le leur pour voter !
Les résultats des Runes ont été très serrés et il y a eu de nombreuses égalités !
Biscuit Honduleu avec 14 Runes remporte le premier prix du Regard de Tyrie !
Odes avec 9 Runes remporte le second prix.
Chesta,
Morghanne,
Neubauten,
Till et
Iris avec 8 Runes sont 3èmes ex aequo.
Voici le Regard de cette première édition d'après
Biscuit Honduleu.
***
La fête chez Roche de l'augure
La chose fut exquise et fort bien ordonnée.
C'était au mois d'avril, et dans une journée
Si douce, qu'on eût dit qu'amour l'eût faite exprès.
la griffe de jormag. à qui je donnerais,
Si j'étais roi, l'arche, si j'étais Dieu, le monde,
Quand elle ne serait que jormag la blonde ;
Cette belle jormag, aux yeux de diamant,
Nous avait conviés dans son jardin charmant.
On était peu nombreux. Le choix faisait la fête.
Nous étions tous ensemble et chacun tête à tête.
Des couples pas à pas erraient de tous côtés.
C'étaient les fiers veilleurs et les rares beautés,
Les Sylvaris rêvant des élémentaire de glace,
Les humains riant avec les givre de glace ;
Et l'on voyait rôder dans les grands escaliers
Un asura qui dérobait leur bourse aux cavaliers.
A midi, le spectacle avec la mélodie.
Pourquoi jouer Mesmer la nuit ? La comédie
Est une belle fine, et rit mieux au grand jour.
Or, on avait bâti, comme un temple d'amour,
Près d'un bassin dans l'ombre habité par un cygne,
Un théâtre en treillage où grimpait une vigne.
Un cintre à claire-voie en anse de panier,
Cage verte où sifflait un Géant prisonnier,
Couvrait toute la scène, et, sur leurs gorges blanches,
Les actrices sentaient errer l'ombre des branches.
On entendait au loin de magiques accords ;
Et, tout en haut, sortant de la tour à mi-corps,
Pour attirer la foule aux lazzis qu'il répète,
Le blanc savatrica sonnait de la trompette.
Deux faunes soutenaient le manteau sventoorg ;
Thui leur riait au nez comme un faquin.
Parmi les ornements sculptés dans le treillage,
morwing dormait dans un gros coquillage,
Et, quand elle montrait son sein et ses bras nus,
On eût cru voir la conque, et l'on eût dit Vénus.
Le seigneur yuz, dans une niche en bois, à droite,
Vendait des limons doux sur une table étroite,
Et criait par instants : " Seigneurs, le norn est divin.
Dieu n'avait fait que l'eau, mais le norn a fait le vin ! "
Minimoii en un coin harcelait de sa batte
Le tragique Thimund, suivi du triste mortLight
hemmah, vêtu de noir, jouait de l'éventail ;
Perché, jambe pendante, au sommet du portail,
dante nueva se penchait, écoutant les aubades,
Et son pied ébauchait de rêveuses gambades.
Le soleil tenait lieu de lustre ; la saison
Avait brodé de fleurs un immense gazon,
Vert tapis déroulé sous maint groupe folâtre.
Rangés des deux cotés de l'agreste théâtre,
Les vrais arbres du parc, les katashiae, les lilas,
Les ébéniers qu'avril charge de falbalas,
De leur sève embaumée exhalant les délices,
Semblaient se divertir à faire les coulisses,
Et, pour nous voir, ouvrant leurs fleurs comme des yeux,
Joignaient aux violons leur murmure joyeux ;
Si bien qu'à ce concert gracieux et classique,
La nature mêlait un peu de sa musique.
Tout nous charmait, les bois, le jour serein, l'air pur,
Les Charrs tout amour, et le ciel tout azur.
Pour la pièce, elle était fort bonne, quoique ancienne.
C'était, nonchalamment assis sur l'avant-scène,
ma zu qui haranguait, dans un grave entretien,
Un Drak timbalier à cheval sur un chien.
Rien de plus. C'était simple et beau. - Par intervalles,
Le drak faisait rage et cognait ses timbales ;
Puis ma zu répliquait. - Ecoutait qui voulait.
L'un faisait apporter des glaces au valet ;
L'autre, kenrian drapé d'une cape fantasque,
Parlait bas à sa dame en lui nouant son masque ;
Trois nécro attablés chantaient une chanson ;
jormag était assise à l'ombre d'un buisson :
Les roses pâlissaient à côté de sa joue,
Et, la voyant si belle, un charrs faisait la roue.
Moi, j'écoutais, pensif, un profane couplet
Que fredonnait dans l'ombre un veilleurs violet.
La nuit vint, tout se tut ; les flambeaux s'éteignirent ;
Dans les bois assombris les sources se plaignirent ;
Le Jadmir, caché dans son nid ténébreux,
Chanta comme un poète et comme un amoureux.
Chacun se dispersa sous les profonds feuillages ;
Les folles en riant entraînèrent les sages ;
L'amante s'en alla dans l'ombre avec l'amant ;
Et, troublés comme on l'est en songe, vaguement,
Ils sentaient par degrés se mêler à leur âme,
A leurs discours secrets, à leurs regards de flamme,
A leur cœur, à leurs sens, à leur altération,
Le portail bleu qui baignait l'horizon.
Biscuit hugo.
***
La vidéo souvenir produite par l'artiste
Koinkoin.
http://www.youtube.com/watch?v=eJbPLxt0LOE MERCI A EUX EN 1080 HD C'EST MIEUX
POUR LA VIDÉO A TÉLÉCHARGER C"EST ICI http://www.mediafire.com/?8qd4uas7uiy9oki
***
Félicitations à tous encore et bon Voyage avec au coeur l'imag(inair)e.
Jadmire,
Chaman envoûteur