[hr] Au commencement ... Après avoir été isolé puis introduit au service de l’Inquisition, les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme vous l’aviez imaginé. Débarrassé de votre vie passée, vous avez été évalué, testé et questionné. Hormis quelques lectures données dans des chambres obscures qui vous ont rendues nauséeux, et un flot apparemment infini de codes et de cryptogrammes que l’on vous a fait mémoriser et détruire, vous avez été en grande partie livré à vous-même.
Logeant dans un bloc de la barge de combat vous avez pris votre mal en patience durant des semaines, attendant des nouvelles de vos maîtres, ainsi que leur verdict. Enfin, le moment est venu et un messager vous a apporté un courrier sur lequel figurait le code secret des saints ordos. Le message à l’intérieur était simple et direct, indiquant une heure, une date et un lieu. Les instructions précisant de se préparer et de s’attendre à de la compagnie étaient signées d’un seul épithète – L’Empereur nous protège.
À l’heure dite, vous avez tracé votre chemin à travers la masse anonyme du quartier de l’Administratum suivant un servo-crâne de l’administratum. Il vous a guidé difficilement vers une plateforme ascensionnelle de service discrète, située à l’arrière d’un immeuble imposant recouvert de bas-reliefs figurant des crânes, urnes et autres symboles liés à la mort. Lorsque vous montez dessus, vous constatez que vous n’êtes pas le seul à avoir été convoqué, comme le précisait la note, et faites face aux regards inquisiteurs d’un petit groupe dans un silence de mort. Le signal de contrôle du serviteur sonne lorsque le dernier d’entre vous monte sur la plateforme. La porte se referme alors dans un bruit de tonnerre. Vous descendez durant quelques minutes à travers les niveaux de maintenance, jusque dans les entrailles du district gouvernemental.
Lorsque la plateforme ascensionnelle arrive à destination, vous vous trouvez face à un grand couloir gris, illuminé par des lumiglobes prenant la forme de chérubins tenant une torche. Seul le début du couloir est éclairé, le reste se perdant dans les ténèbres. Lorsque vous descendez de la plateforme d’autres lumi¬globes s’illuminent pour vous montrer la voie à suivre.
A mesure que vous avancez, de nouveaux lumiglobes s’allument alors que s’éteignent ceux qui se trouvent derrière vous. Il n’y a qu’un seul chemin dans ce couloir sans âme qui dégage une vague odeur de désinfectant médical. Au bout de cinq minutes de marche, le couloir s’achève sur une lourde porte de métal renforcée qui se déverrouille dans un sifflement de pressurisation et s’ouvre avec un grincement dû au mécanisme à engrenages dans lequel s’est engouffré votre mystérieux accompagnateur, le servo-crâne.
La pièce se trouvant de l’autre côté est emplie d’un fatras de caisses poussiéreuses (couvertes de symboles inidentifiables) posées contre l’un des murs. Un lit à roulette hospitalier équipé de sangles a été abandonné, renversé, contre l’autre mur. L’élément le plus marquant de la pièce est un large miroir qui recouvre la partie haute du mur opposé à la porte. Observant la pièce autour de vous, personne n’ose de trop avancer par peur de voir la lourde porte se refermer derrière vous. Bragg, plein de courage, décide de rester du côté de la porte … Les autres acolytes observent la pièce jusqu’à ce qu’une racaille des mondes sauvages se jette sur le lit, l’empoignant et le projetant avec force vers la vitre dans l’espoir de la voir se briser. Peine perdue, le lit rebondit et Aapef n’en réchappe que grâce à son agilité féline …
Un des assassins remarque toutefois le miroir et décide de s’en approcher : celui-ci devient lentement transparent, révélant la pièce aux murs d’acier brillant située derrière. À l’intérieur de cette pièce se tient une grande et longue silhouette vêtue de robes de medicae avec un incongru manteau de cuir rouge passé sur les épaules. Derrière lui, recouvert d’un drap grisâtre, se trouve ce qui ressemble à un corps posé sur une sorte de structure suré¬levée afin d’en permettre l’examen. Au-dessus d’eux, un couple de crânes équipés d’instruments en laiton et de longues aiguilles hypodermiques, flotte lentement.
Observant cet homme, les acolytes remarquent une étoile à huit branches, comme aime à le faire remarquer Bragg. Serait-ce là le signe du chaos ? Que nenni : Haykura remarque aisément qu’il s’agit du symbole du Hetaireia Lexis, un ordre célèbre et respecté d’érudits.
Aapef tente de communiquer avec l’homme, tout comme Bragg … Mais celui-ci reste silencieux, laissant les acolytes dans l’attente. Finalement l’un d’eux s’énerve, annonçant que cette convocation est inutile si l’homme reste silencieux … Mais un des assassins, Haykura en l’occurrence, communique avec l’homme en haut gothique … Miracle, celui-ci vous réponds.
« Salutations, acolytes. Je suis le medicae-interrogateur Sand et vous êtes les nouvelles recrues, n’est-ce pas ? Les atouts de valeur dans notre guerre ? (Nous entendons Aapef et Bragg glousser) Bien, nous verrons cela, loin de moi l’idée de juger des choix de mes supérieurs.
Mais venons-en à notre affaire. Je représente les saints ordos de l’Inquisition impériale que nous servons tous. Nos maîtres vous ont convoqués ici afin de nous assister dans une récente enquête du plus haut intérêt. »
« Ah, oui, pour information vous êtes dans les profondeurs du Templum Mori, la maison des morts où les seigneurs Prefecta Mortem tiennent leur cour et où les déchus et disparus de la grande cité sont identifiés et recensés. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que vous êtes ici pour voir un corps, je doute que ce soit votre premier, mais celui-ci à quelque chose de… très particulier. »
Aapef comprends encore peu ce qu’il se passe et décide une nouvelle fois d’invectiver l’homme, lui crachant au visage que des acolytes de leurs statures ne se déplacent pas pour un « cadavre » quelconque. Peter von Layne, Abritrator de son état, décide de remettre rapidement la racaille à sa place, lui demandant de montrer un peu de respect, accentuant bien sur le dernier mot.
« Maintenant, si vous voulez bien me prêter attention, je répondrai ; aux questions juste après. Le corps a été formellement identifié comme celui de Saul Arbest, sexe masculin, vingt-trois ans, hab-ouvrier, travailleur non qualifié certifié. Anciennement sous contrat servile avec Tantalus, adresse enregistrée : chambre 6/23 tour-hab 717# division Coscarla, zone sud, ruche Sibellus. Sujet trouvé mort sur la voie du transpole au niveau intermédiaire de la ruche il y a trois jours alors que le transpole revenait au dépôt. L’examen préliminaire fait sur place concluait à une mort par overdose. L’autopsie pratiquée par les légistes biologis a cependant révélé certaines anomalies nécessitant notre intervention.
La cause de la mort était en réalité due à un rejet des tissus d’un implant synthétique greffé. L’organe implanté a détruit son système nerveux central en tentant de vaincre son système de défense immunitaire. En résumé… »
Un servocrâne montre un bécher contenant un appendice blanchâtre d’une dizaine de centimètres composé de tentacules translucides, en mouvement, toujours vivant.
« …ça l’a tué de l’intérieur. À quoi cela sert-il ? Son rôle est inconnu mais, à mon avis, ça tient en un mot « contrôle » – domination neurale et synaptique, peut-être pire. D’autres greffes et des actes de chirurgie plus communs ont été pratiqués. Un poumon remplacé par une cavité dissimulée, probablement pour l’utiliser comme mule. Un nerf optique a également été sectionné, et la peau de son estomac retirée, j’ignore dans quel but. Son système est saturé d’agents chimiques, de caillots et de panimmune. L’acte chirurgical est l’oeuvre d’un expert, mais d’après les lésions et traumatismes des tissus, je doute que les précautions suffisantes aient été prises et que cela fut sans douleur. En fait, si je me réfère aux dommages infligés à ses cordes vocales, je dirais qu’il a probablement hurlé aussi longtemps qu’il en a été capable. »
La dessus les acolytes se lancent sur moult spéculations jusqu’à énoncer la possibilité que ce soit une entité xénos … Aapef annonce alors que cela lui rappelle une ancienne amie à lui … Une certaine Cigourenay Ouiwer (le nom n’a pas été bien compris lors de la transposition de l’échange par le servo-crâne).
« Mais c’est ce petit monstre qui nous concerne. Oh, vous n’avez pas besoin de posséder de connaissances génétiques ou l’édit Omnissien, pour savoir que ce n’est pas légal, c’est même strictement interdit, c’est de l’hérésie. Fricoter avec ce type de sombre technologie vous garantit d’être condamné à mort par les saints ordos, l’Arbites ou le Mechanicus. Je suis certain que vous, comme moi, brûlez d’envie de savoir comment cette chose s’est retrouvée autour de la colonne vertébrale d’un simple prol.
L’homme n’avait pas de casier judiciaire, il est devenu invalide il y a soixante jours et porté disparu il y a trente jours par sa soeur, une certaine Lili Arbest, résidant dans la même tour-hab. Trente jours, c’est plus que suffisant pour se mettre dans les ennuis. Ces greffes n’ont pas plus de huit ou dix jours. Nous ne savons rien d’autre sur lui. Cette enquête doit être effectuée sous couverture. Les autorités n’ont pas été averties, et personne ne sait que vous êtes ici. »
« Coscarla est une sous-ruche dure, une approche discrète attirera moins l’attention qu’un coup de pied dans la porte. Sans compter que nous aurons moins de risques de liquider une piste conduisant à notre hérétique. Trouvez pourquoi et où si vous le pouvez. Mieux encore, trouvez comment. Soyez parfaits et trouvez le responsable. Allez, que la grâce de l’Empereur-Dieu vous accompagne. Ah, et d’autres échantillons seront les bienvenus si vous pouvez en trouver. »
« En fait, j’ai bien peur que les grands chapitres de l’Astartes et les choeurs sanctifiés des saints militants soient occupés pour le moment. Il vous faudra donc faire sans…
Mais je deviens grossier. Laissez-moi vous poser une question : que pensez-vous que l’Inquisition recherche chez ses agents ? Devez-vous être des larbins serviles ? Des porteurs de torches minaudant et tournant autour de votre maître, rampant pour obtenir ses faveurs ? Bien sûr que nom. De telles créatures sont par trop communes. Soulevez n’importe quelle pierre de l’Administratum ou, l’Empereur nous en garde, de l’Ecclésiarchie, et vous trouverez bon nombre de ces invertébrés sans intérêt en train de se tortiller.
Non, nos guerres sont faites par des agents dont les actions et les intentions sont profondément ancrées en eux. Nous avons besoin d’initiative et de volonté, d’intelligence, de bon sens et de sens du devoir. Un acolyte qui ne peut agir de son propre chef pour faire face aux dangers menaçant l’humanité ferait mieux de périr rapidement au risque de provoquer la mort de par leur incompétence flagrante !
Bien, assez parlé, je suis certain que cette affaire se réglera aisément. Une simple altercation avec l’ennemi au mieux. Tout ce que nous vous demandons est de mener une enquête des plus basique, ce qui devrait être dans vos cordes. Déterrez quelques faits, questionnez, sondez, faites du charme s’il le faut et restez discrets. Voyez ce que vous pouvez découvrir sur notre homme sans créer de remous. En outre, c’est une chance de voir comment vous vous en tirez sur le terrain. Considérez ça comme un test parce que, par bien des aspects, c’est exactement ce dont il s’agit. »
Sur ce, l’interrogateur-médicae Sand vous donne à tous un laissez-passer, une carte d’identité encryptée, un vox de poche pour communiquer entre vous, des vêtements de ruchards pour vous fondre dans la masse … quoi que pour la racaille, c’est limite facile de se fondre dans la masse. En parlant de ce dernier, il décide de s’approprier une technologie coûteuse réquérant un niveau d’intelligence élevée : une tablette. Quant à Haykura, l’assassin, il prend à sa charge le nécessaire de bio-échantillonnage et la bourse contenant un peu d’argent pour les articles divers et les pots-de-vin.
Pénétrant dans le transpole pour rejoindre Coscarla, vous avez quelques heures à tuer et décider de faire plus amples connaissances … Si ce n’est qu’Haykura décide de somnoler en observant l’extérieur, qu’Aapef se met en route pour trouver de la nourriture, que Nolrim, second assassin est silencieux, que Peter tente de discuter avec son confrère de la garde Impérial Bragg qui se montre aussi renfermé qu’une huître farouche … Le voyage promet d’être long.
Mais voilà que transpole étrangement bruyant arrive dans une vaste voûte-hab délabrée et commence à ralentir. S’offre à vous la vision de bâtiments livrés à l’abandon et à la ruine, pire que tout ce que vous avez pu voir jusqu’à présent, s’étendant et se perdant dans l’horizon obscur. Le transpole vibre et achève sa course. Les portes s’ouvrent sur une grande plateforme aérienne déserte si l’on excepte une unique silhouette blottie dans un coin et vêtue de haillons. La silhouette se précipite rapidement à l’intérieur de la voiture pour s’installer aussi loin que possible de votre groupe. Un instant plus tard, la voix monotone d’un serviteur grésille et informe les voyageurs : « Terminus sud de Coscarla. Les passagers à destination de Coscarla doivent descendre. Ce transport part pour… », le reste se perd dans les bruits parasites. C’est Coscarla et vous êtes arrivés.
[hr]
L’union des Ouvriers
ou Comment démonter un bar par Aapef
ou Le Brise Genoux par Peter
ou Ça sonne creux par Nolrim.
Observant le plan devant vous, vous décidez de vous rendre à l’Union des ouvriers, bar de la sous-ruche. Y arrivant, vous pénétrez dans ce lieu bruyant et étranger et tenté d’engager la discussion avec les Habouvriers présent ou le barman.
Aapef s’approche d’un pauvre bougre, puant l’alcool et tente d’obtenir du travail. Ce qui n’existe plus dans cette partie de la ruche lui apprends sa cible … Cette zone est morte.
Bragg, discutant avec le barman tente une approche plus subtil, décidant de boire l’alcool local : bien plus fort que tous ce qui existe. Et sentant le besoin de se fondre dans la masse, il fait semblant d’avaler une gorgée, manquant néanmoins de s’étouffer … Mais le barman n’y voit que du feu et engage la discussion avec ce qu’il croit être un ouvrier de la ruche, désireux de s’offrir du travail. Il lui parle donc d’Accord Luntz, propriétaire du bar et indirectement, petite frappe du secteur.
N’écoutant que leurs courages, Aapef, Bragg, Nolrim et Haykura décide de se précipiter vers le bureau de ce dernier pour obtenir du travail ou lui soutirer des informations. Et la discussion s’envenime assez vite dans ce bureau, Luntz n’aimant pas le ton qu’emploie la racaille Aapef. Il siffle donc et voilà que deux de ses acolytes apparaissent, prêts à en découdre avec nos valeureux acolytes !
Aapef se retrouve rapidement au contact d’un des nouveaux venus qui manque de peu de le taillader : par chance son couteau se trouve pris dans la peau de bête avec laquelle voyage notre ami. Nolrim attrape un des bras de Luntz et ce dernier tourne vers lui son autre mai sous laquelle apparaît un canon de poing, directement à bout portant de la tête de l’assassin. Mais Bragg intervient, percutant Luntz qui n’a pas le temps d’ajuster sa visée. Haykura quant à lui se prépare à arroser la salle entière de balles … Aapef ayant eu le temps de dégainer son arme fait exploser une des recrues de Luntz en un steak de grox. Mais Luntz, réagissant rapidement aligne de nouveau son arme sur la tête de Nolrim, à bout portant et fait feu … L’assassin va-t-il y finir sa vie dans ce triste lieu sordide ? Va-t-il mourir bêtement (Parce que oui, c’est con de mourir au bout de 1 heure de jeu) ? Va-t-il … NON ! Il esquive comme par magie le coup (et grâce à un MJ un peu clément qui décide de lui enlever un point de vie – et 2,3 touffes de cheveux - et de le sonner légèrement dû à la proximité du tir) ! C’est le moment où Bragg décide de contre attaquer et tire à bout portant sur la petite frappe qu’est Luntz. Coup magistral, Luntz s’effondre au sol, à deux doigts de la mort et implore d’arrêter. Mais que nenni : Haykura, n’écoutant que son courage (et voulant absolument finir son action) décide d’arroser la pièce entière en vidant son chargeur : Nolrim au sol ne comprends plus rien (mais évite les balles), Luntz n’est plus du tout dans la ligne de mire d’Haykura qui amoche l’épaule de son collègue Bragg et fait danser Aapef sur le plancher en bois … Et durant tout ce temps, Peter observe depuis la porte le combat (il venait de finir son verre … on gâche pas l’alcool). Et l’autre recrue disparaît derrière le mur.
Peter s’avance alors vers Luntz, agonisant au sol, souhaitant le torturer pour obtenir des informations sur ce qu’il se passe ici. Il déblatère alors un discours peu convainquant aux yeux des acolytes … Et, coup de théâtre : Peter abat avec une telle force sa batte vers le genou de Luntz que celui-ci, déjà agonisant … meurt … bêtement. Les autres acolytes observent alors Peter qui lui-même n’observe que le corps du pauvre Luntz, au sol … dans une mare de sang … Mort. Une mort affreusement bête … (Certains diront que le MJ est un salaud de l’avoir fait mourir ainsi.
Suite à cela, s’observant les uns les autres, nos acolytes, désireux de sortir dans attirer plus qu’outre mesure l’attention sur eux … (WAIT ! Mais ils viennent de foutre un bordel monstre et ils sont « désireux » de rester discret ? MOUHAHAHAHA … impossible. Pas avec ce qu’ils viennent de faire) vont inspecter le mur du fond. Aapef semble apercevoir une petite fente et demande à Peter d’abattre violement sa masse contre le mur, pour le fracasser. Mais Peter semble soucieux de ne pas abîmer et tapote légèrement le mur (genre limite la batte embrasse tendrement le mur en bois) … Bref rien ne se passe et Aapef décide de tirer à bout portant sur le mur qui s’ouvre alors sur une ruelle sombre. Et nos acolytes quittent la zone du bar … Ou plutôt de ce qu’il en reste.
[hr] La Tour-Hab 717
ou La Belle et le Puant par Aapef
ou Le je vous console par Haykura
ou Je-vois-pas-bien-dans-la-nuit par Bragg
ou Le manque de Tact par Nos acolytes. La tour-hab 717 est un bloc grisâtre de dix étages dont les fenêtres sont ornées d’arches ornementales et les balcons gravés de l’emblème du scarabée. La tour se trouve à près de vingt minutes de marche le long de l’une des routes principales depuis la place.
La porte d’accès a été défoncée et l’entrée vandalisée et pillée. Les portes de l’ascenseur sont bloquées en position ouverte, donnant sur un grand vide obscur. L’unique voie d’accès aux étages est une cage d’escalier décorée de peintures murales endommagées représentant des ouvriers affairés et heureux, des nobles dispensant des dons depuis les hauteurs et diverses icônes des puissants de la cité.
Nos acolytes trouvent toutefois rapidement l’étage où se trouve la chambre de Saul et ils y aperçoivent Lili Arbest, à la recherche de son frère disparu.
D’entrée de jeu, Aapef annonce qu’ils sont à la recherche d’informations concernant la mort de Saul (MAIS STOP LA PAUVRE ELLE LE CROIT DISPARUT). Bref, elle s’effondre en larme. Bragg parle d’un corps en mille morceaux pendant que Peter pense au lieu du crime dans la pièce (NON NON, le MJ il a dit que c’était pas ici !). Aapef tente de s’approcher de la pauvre en larme pour la réconforter sauf que puant il risque plus de la faire suffoquer. Haykura décide donc de la réconforter et celle-ci vous annoncer quelque petite chose …
« Ma plus grande honte est de ne pas m’être aperçue qu’il avait disparu depuis plusieurs jours. J’avais un contrat pour travailler dans la haute-ruche et j’étais trop fatiguée pour m’en soucier. Pour être honnête, Saul buvait beaucoup, noyant son chagrin pour tenter de s’en débarrasser. Le temps que je réalise qu’il avait disparu, plusieurs jours était passés. J’ai cherché partout. Je me suis même rendue à l’Union des ouvriers pour retrouver sa trace, et cet endroit me donne la chair de poule. Ils m’ont tous fixée avec ce regard vide et j’ai su, j’ai su ! Quelque chose de terrible s’était produit. » (Ce même bar que nos acolytes ont … ravagés … oui, oui).
« J’étais tout d’abord effrayée de déclarer sa disparition, mais j’ai vu le gardien Locan livré à lui-même sur la place, il semblait… je ne sais pas… perdu. Je lui ai dit que Saul avait disparu, il sembla en colère l’espace d’un instant, puis devint silencieux et j’ai cru un instant qu’il allait fondre en larmes juste devant moi. Il m’a fait jurer par l’Empereur-Dieu et saint Drusus de ne jamais parler de ça, surtout aux autres agents des forces de l’ordre. C’est étrange, mais j’ai eu l’impression qu’il était encore plus effrayé par eux. Je ne savais pas qu’il avait finalement déclaré sa disparition. »
« J’ai pensé partir. Il y a de plus en plus de disparitions chaque nuit, je ne sais pas combien et personne n’en parle ! Je suis restée là la nuit dernière, juste une dernière nuit, espérant qu’il reviendrait. Je sais que c’est idiot, mais ça m’a sauvé la vie. »
« Vous devriez chercher Evard Zed, c’était l’un des amis de Saul. Ils avaient l’habitude de noyer leur chagrin ensemble. C’est un alcoolo à moitié dingue, mais il m’évitait et pourrait être au courant de quelque chose. Je crois l’avoir vu au temple lorsque j’y suis allée ce matin afin d’allumer une bougie pour l’âme de mon frère. »
Toutefois, la nuit tombant, vous décidez de rester ici … Mais de monter d’un étage pour occuper la chambre du 5ème étage. Haykura prend position dans la cage d’escalier, désireux d’observe les étages inférieurs. Bragg monte sur le toit et observe dehors. Il n’y a aucun éclairage. Il tente aveuglement d’observer la rue en contrebas … Inutilement, y’a pas d’éclairage. Bref, Bragg observe la nuit sombre et noir dans la ruche …
Néanmoins, au bout d’un moment, nos acolytes entendent du bruit … Ou plutôt, Haykura entend du bruit (Oui, Bragg est resté sur le toit, pendant qu’Aapef, Nolrim et Peter font un somme avec la princesse Lili que convoite tant Aapef – Ce dernier lui offre même son cœur dans la nuit … entre autre chose-). Haykura s’empresse de prendre le voxphone et de communiquer avec Bragg qui n’entends qu’un simple baratin inintelligible. Toutefois, il décide de descendre à nouveau. Nolrim et Peter dormant profondément n’entendent rien et c’est finalement Aapef qui les réveille (en levant les bras à son dire …).
Ces derniers arrivent à observer une masse informe dans le couloir de l’étage inférieur, mélange de chair et d’acier. Celle-ci pénètre dans la chambre de notre disparu. N’écoutant que leur courage (encore une fois) et attendant le retour triomphant de l’Homme-qui-voit-dans-la-nuit, nos acolytes foncent dans la chambre pour s’apercevoir que la chose a disparu … Mais un filet de bave traîne au sol et Haykura décide d’en prélever une partie avec son matériel de bio-échantillonage. Il remarque dès lors qu’il s’agit de tissus humains modifiés.
Nos acolytes termineront la nuit en restant sur le qui-vive mais plus rien ne se passera.
[hr] Le Temple
ou La Performance du MJ.
Se rendant à cette petite chapelle dédiée au Credo impérial, les acolytes apprennent qu’elle est le domaine d’un prêcheur alcoolique du nom de Fayban. À l’intérieur, des icônes et statues sont illuminées de centaines de chandelles, toutes allumées par les égarés et les désespérés, chacune destinée à un ami ou membre de la famille disparu dans la nuit. C’est sans aucun doute le témoignage visuel le plus efficace de ce qui se passe actuellement dans Coscarla. Ils y aperçoivent le nom de Saul ce qui renforce leur conviction que quelque chose d’affreux se passe dans la ruche.
Toutefois, il rencontre Evard Zed, soit disant l’ami de Saul et écoute son discours d’alcoolique profondément éméché.
« J’étais avec lui la nuit… la nuit où il s’est volatilisé. Nous buvions à l’Union, pas beaucoup, juste assez pour faire passer le temps… quoi qu’il en soit, ce malfrat, je ne le connaissais pas et je ne l’avais jamais vu auparavant… bref, ce malfrat s’est accroché avec Saul. Il était très bruyant vous savez, il déblatérait tout et n’importe quoi. Cette racaille est arrivée et l’a blessé, pas gravement, mais suffisamment pour lui montrer qui est le patron… juste une entaille à la poitrine, nous avons tous vécu pire dans les manufactoria. Nous n’étions plus les bienvenus à l’Union, pas cette nuit en tout cas, alors nous sommes partis. Nous devions rentrer directement mais Saul se plaignait de sa blessure, il voulait aller à l’hospice, voir si l’un de ces messieurs charitables pouvait le recoudre ou lui donner quelque chose contre la douleur. Les lumières étaient allumées dans l’hospice. On pouvait le voir de là où nous étions, brillant dans les ténèbres. Personnellement, je suis retourné chez moi, car cet endroit me file la trouille. Bien sûr, c’était avant que les disparitions ne commencent réellement. Saul était l’un des premiers. » (Le MJ, grand joueur, a décidé de réaliser ce discours d’une voix d’alcoolique, ce qui lui a valu la reconnaissance des acolytes !).
[hr]
- Fin de transmission.





