Kikoo
Qu'il ait conscience de cette confusion possible je n'en doute pas, mais indiquer cette confusion possible par
"Bon nombre d’études sur le sujet souffrent de l’absence de distinction entre l’usage excessif, l’usage abusif, l’usage compulsif et l’usage dépendant de l’Internet. Ce ne sont pas les mêmes choses ni dans le diagnostic ni dans le traitement des troubles cyberaddictifs."
pour moi c'est pas ça qui va clarifier la confusion pour le commun des mortels bien au contraire ... Moi quand je lis cette phrase en tant que néophyte mais pas complètement débile (enfin je l'espère

), dans les noms des quatre cas d'usages cités je vois certes des degrés différents mais pour moi les quatre cas cités ont l'air mauvais et excessifs, mais à des degrés différents ... De même quand il dit "Ce ne sont pas les mêmes choses ni dans le diagnostic ni dans le traitement des troubles cyberaddictifs" pour moi ça veut dire que dans les quatre cas il faut aller voir un psy ... Alors imagine le commun des mortel pas spécialement cultivé les seuls mots qu'il va comprendre c'est "internet", "diagnostic", "traitement" et "troubles" ...
Le pire c'est quand il décrit les cas de figure des profils des cyberdépendants :
- "diffuser des images plus ou moins intimes de sa vie à travers le net"
- "Deux sous-groupes de ce profil sont d’abord le jeu de combat, de logique et d’énigmes sur le réseau"
- "les jeux de hasard avec des casinos virtuels et loterie en ligne"
- "Les sous-groupes de ce profil sont d’abord celui des sciences et technologies puis les passionnés de musique et de l’art. Les premiers sont à l’affût des nouvelles sur, par exemple, une ombre enregistrée sur la planète Mars par un télescope spatial, ou des avancées technologiques et des rumeurs qui sont associées à ces éléments"
- "Le deuxième sous-groupe du profil cyber épistémophile est celui des passionnés de la musique, d’extraits de bandes sonores et d’actualités artistiques en général"
- "ces personnes passent à un temps considérable sur les “chat”, les “news-group”, sur les logiciels de discussion du style ICQ, M S N messenger, Aol messenger, CU see me, etc"
Si on lit ses quatres profils on en fait TOUS partie ... Je dis bravo il a réussi à caser tous les utilisateurs du net, malades ou pas dans ses quatres profils, balèze quand même le gars ...
En plus il dit "Je dois préciser que tout internaute traverse une phase de cyber-épistémophilie lors de ses premières prises de contact avec le web".
Au cas ou le lecteur avait un doute, là il n'a plus à en avoir, tous les internautes sont cyberdépendants c'est cela qu'il va retenir ...
Tu sais la majorité des lecteurs de ce texte ne sauront pas lire entre les lignes car ils ne sont ni spécialistes en informatique ni spécialistes en psychologie ... Quand on écrit un article on le formule en fonction du public visé, sauf si on s'en fout (voire pire) que le public comprenne ou pas ...
Et ce n'est pas parce que "c'est souvent le cas" qu'il faut laisser passer au contraire, je n'ai pas envie d'être un mouton ni un rat qui suit le chant de la flûte ...
Je suis tout à fait pour qu'on clarifie ce qu'est le net pour les néophytes, mais non seulement son article embrouille le commun des mortels plutôt qu'il ne clarifie, mais en plus sa lecture n'est même pas neutre puisqu'un commun des mortels n'y verra que le fait que les utilisateurs du net sont tous des malades et asociaux sous une forme ou une autre ...
Est-ce grave ? Quand cela devient au point que tu sois obligé de cacher le fait que tu utilises le net ou que tu fasses des jeux de rôles pour pouvoir avoir une vie personnelle et professionnelle sans problèmes oui je crois que c'est grave ...
Mettre en garde les parents oui, mais en lisant cet article 95% des parents vont empêcher leurs enfants d'utiliser le net alors que le net peut avoir pleins d'aspects positifs pour leurs enfants ...
Il est difficile de parler légèrement d'un article qui est biaisé dans sa manière de présenter les choses tu sais
Ceci dit je te rassure nos critiques n'étaient dirigées que contre cet article et les tords de l'auteur de l'avoir écrit tel quel, et ne visait ni les psychologues dans leur globalité, ni une certaine personne que j'adore et avec qui j'apprécie beaucoup parler psychologie
Amicalement (et ce n'est vraiment pas une formule de politesse mais alors pas du tout

),
David.