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Le prix de l'honneur

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Wyld
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Le prix de l'honneur

Message par Wyld » 28 juil. 2009 14:42

Il fait si chaud aujourd'hui,
Et toi mon vieil ami si loin la bas
Te rappels-tu de nos combats?
Dos a dos, toujours frères

Partout ensembles,ici, ailleurs, irl ou ig
Toujours unis frère d'arme, face a l'ennemi
Ainsi allaient Le prêtre et le guerrier
Dans tous les antres on protégeaient les démunis

Te souviens-tu vieux compagnon?
De ces quatorze longues années
De nos rêves, de nos espoirs, de nos désillusions
Mais a deux on pouvaient tout changer

Le monde, les hommes, les croyances, la guerre
Te souviens-tu de ce qu'elle nous chantait?
Plus de morts, plus d'armes sur cette terre
Et nous pauvres fous on y croyaient

Et quand tard le soir on s'enivraient
Que tu disais que nous étions des héros
Et que nous seuls ont comprendraient
L'honneur, le devoir, le sacrifice...

C'est fou comme il fait chaud aujourd'hui mon vieil ami
Et je me souviens des Balkans, de la terre africaine
Chacun s'occupait de l'autre, qu'elle était belle la vie
Ici, ailleurs ou face a ce salaud de Morgraine

Toi le guerrier puissant, moi le petit prêtre,
Toi le fonceur inconscient, moi le sombre penseur
Toujours avec moi, a trainer dans mes guêtres
Comme si nous n'avions qu'une âme, qu'un cœur

Et puis voila que tu décides d'aller la bas au petit bonheur
Je t'avais pourtant dis que nous n'avions plus l'age
Place aux jeunes, mais tu voulais ton baroud d'honneur
C'est vrai je te concède que tu avais suffisamment de rage

Mais pauvre con, ton prêtre n'était pas là,
T'aurais dû m'écouter, fermer ta gouaille
Tu comptais prouver quoi a ce jeu là?
Peut être te la ramener avec ta putain de médaille?

Il fait si chaud aujourd'hui vieux compagnon
Mais putain qu'est ce que j'ai froid dans mon coeur
Quand je sais que demain de bonne heure
Je lèverais ton cercueil a la sonnerie d'un clairon

Qu'est ce que je vais dire a ta femme moi...
Que l'Afganistan c'était pas pour toi
Que tu aurais dû rester près de moi
Ou que ton fils peut être fier de son papa?

On l'a eu notre guerre dans les Balkans
On avait suffisamment risqué notre peau
Mais le guerrier est mort pour la france
Putain je te dis aujourd'hui il fait si chaud...

Mais c'est fini, le guerrier c'est écroulé
Et le petit prêtre pour la première fois
Ne peut pas, n'arrive pas a le relever
Onixya doit bien rire dans son antre au fond des bois

Dépose ton bouclier et ton épée
Lentement s'éteint ta flamme
Sois en paix a présent, la mort a gagné
Le guerrier est mort, vive le guerrier!

Laisse moi a présent, j'irais conter ta légende
J'irais dire a ta femme que tu étais un colosse
A ton fils que même les plus forts parfois s'étendent
Pour le dernier repos, en oubliant leur gosse

J'irais m'asseoir avec lui pour lui dire
Que son père a toujours lutté contre le pire
Pour la liberté des autres, l'honneur
Et la certitude de pouvoir faire changer l'horreur

Ensuite je dirais a ta femme combien tu l'aimais
Je lui donnerais cette lettre dans laquelle tu lui expliquais
Qu'un jour peut être tu ne serais plus là
Je veillerais sur eux soldat, comme j'ai veillé sur toi

Aller part mon vieil ami, va toujours plus haut
Mais sache que chaque jours, je penserais a toi
Et que je me souviendrais de ces mots
Véro je t'appelle pour te dire, il ne reviendra pas
Modifié en dernier par Wyld le 06 août 2009 8:44, modifié 1 fois.
Toi ne pas moquer crocodile tant que pas finir traverser rivière.

Jadmire
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Message par Jadmire » 28 juil. 2009 17:09

Des mots déposés pour épancher ce qui peut l'être des maux...

Tu as bien fait Wyld et tes mots sont beaux.

Courage à toi, à vous, garde le meilleur et laisse du temps...

Jadmire,
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charisham
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Message par charisham » 29 juil. 2009 8:51

très beau poème Wyld, espérons que tes mots sauront apaiser la colère et l'incompréhension des proches face à une guerre que l'on a pas voulu...

Je pense bien à toi, et comprend ce que tu vis...Le temps efface les blessures dit on...
Courage...

Sophie/May
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Ank
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Message par Ank » 29 juil. 2009 11:00

Tu ne pouvais lui rendre un plus bel hommage.

Il te faut vraiment du courage dans ces moments difficiles.

Que nos pensées te soutiennent...
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Wyld
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Message par Wyld » 03 août 2009 9:02

Nous étions cinq, pires fléaux que la terre ai pu mettre a disposition de l’armée. Il y avait Virginie, la teigne, jolie, sulfureuse et bagarreuse, garçon manqué qui ne manquait jamais une provocation et qui finissait invariablement par un bar dévasté, Frank le bovin surnom dû a son regard respirant l’intelligence, ces poings le respect, un vieux légionnaire sur le retour. Qui aurait put croire qu’un tombeur ce cachait sous ce bourrin né avec le physique le plus disgracieux qu’ai put affubler une mère a un fils. Sébastien dit p’tit Seb en raison de sa taille avoisinant les deux mètres, gaèl un monstre de muscle breton jusqu’au marcel, dont le seul amour semblait être ces haltères et moi taillé dans fémur d’un hanneton famélique, le penseur comme ils disaient. Tous rencontré devant le portail d’un régiment un beau matin du mois d’Octobre 1995.


« Présentez… Arme ! »
L’ordre claque, sec dans l’air chaud, me faisant revenir à la réalité. D’un regard j’observe les bleus qui composent mon peloton. Le teint cireux, il me regarde comme le messie, je leur donne quelques conseils nés de l’expérience, comment bloquer son coude dans son ceinturon pour supporter au mieux le poids, mettre un peut de papier dans leurs képis pour que la sueur brulante ne les fasse pas défaillir. Puis, d’une voie douce et basse j’ordonne le pas, un vieux pas légionnaire qui me vient de si loin.

Qu’est ce qu’on foutait là ? Je ne sais plus trop réellement, derrière nos idéaux valeureux, il y avait surtout des branleurs bien plus que des aventuriers. Virginie venait en volontariat parce qu’elle ne trouvait pas de boulot, Frank détaché de la légion pour convalescence, Seb pour devenir officier, Gaèl simple appelé du contingent et moi pauvre paumé qui venait faire le service et qui se disait que si ça le tentait il resterait.
C’est dans un bar miteux que nos vies ont basculé, après une soirée bien arrosée nous avons fini par demander l’affectation définitive en signant, bourrés comme des coins, des Volontariats services long pour les uns, un engagement pour les autres, et pour Frank une demande d’affectation au 1er pour deux ans.

Le colonel salut notre arrivée, j’essai d’ignorer les sanglots étouffés que j’entends dans la tribune et qui semblent vouloir me faire vomir le cœur. Je ne lève pas non plus la tête pour voir les trois personnes qui les versent. Je sais qui ils sont, et je n’ai pas trouvé le courage de les affronter hier soir, j’ai juste bu comme un trou jusqu'à ce que je sois incapable de penser, jusqu'à ce que je puisse passer ma haine dans une bonne bagarre qui me vaut vingt jours d’arrêt avec sursit. Le colonel se campe devant nous et se tait me fixant, une minute passe, moi dans mes souvenirs, lui a me regarder avec un regard lourd de reproche.

Nous avions tout fait ensemble, classe pour les bitos que nous étions, encadré par l’ancien de la légion. On a subit, on a rit, pleurés mais on a tenu. Et à cette belle époque nous étions dix pour une place, pas comme de nos jours ou nous avons dix places et un gars qui s’engage… Alors oui fallait serrer les dents pour faire partie de l’élite des régiments disciplinaires, fermer sa gueule, éviter les coups bas, de pieds ou de poing. Savoir les prendre et les donner aussi.
Oui ont a tenu, ensembles, envers et contre tout. C’est ainsi, que grâce à eux je me suis fait. Lentement, ce gamin, dont le beau père d’aujourd’hui faisait tout pour que ça fille évite de le fréquenter, ce délinquant que tout le monde vouait au diable, je suis devenu un homme. Grâce a eux et a celle, qui au final, deviendrait quelques années plus tard mon épouse.

Le colonel prend la parole d’une voix enrouée, je me demande l’espace d’un instant si il l’a répété celle là ou si il est vraiment atteint comme il le prétend. Un espace entre ces mots et un regard me donne la réponse. Est-ce le soleil mon colonel qui fait briller tes yeux ou autre chose ? Connaissais-tu si bien cet homme, qui devant toi, est endormit a l’ombre de la gloire ? Il se reprend et poursuit son discours, parlant de ces choses que seul un officier peut comprendre, moi je continue mon voyage c’était il y a si longtemps…

A peine nos classes finies, nous étions projetés en ex-Yougoslavie, c’est là que nous devions connaitre la loi de la guerre, celle qui frappe aveuglément au détour d’un chemin les bons comme les bannis. Sniper avenue, la peur puis ce fut le retour des réfugier le traité de Dayton. Une mine emmena dans les airs notre ami Frank, notre camarade légionnaire, quelques jours avant le retour. Quelques jours avant sa radiation des services et son mariage, et c’est a nous qu’est revenu l’insigne honneur de ramasser ces morceaux pour les mettre dans un sac. Ce fut ma première levée de corps, je venais d’avoir dix huit ans et je me souviens avoir observé mes anciens ce jour là, le teint cireux, comme s’ils étaient des messies...
A notre retour, Virginie n’a pas voulut rempiler, et les affectations nous séparèrent pour ceux qui restèrent. De longues années allaient passer sans que nous nous revoyons, insouciance de la jeunesse, le monde était trop vaste et l’oubli si bon. Nous étions pressés de vivre.

L’ordre de déposer le corps s’élève, je commande l’exécution, tout d’abord saisir puis porter a mi hauteur, ensuite le plus dur, descendre l’objet a bout de bras et le poser sur les tréteaux. A peine le temps pour un des bleus de faiblir que je le remets dans son jus d’un regard acéré, « si tu ne le fais pas pour toi, fait le au moins pour lui». Le pauvre blanchit puis bombe le torse, et redresse ce qu’il porte, puis dans un léger soupir pose.. Il est l’heure le colonel approche et remet a mon vieil ami ces deux médailles a titre posthume, j’entends un petit cri dans la tribune, d’un bref coup d’œil je vois sa mère s’effondrer a genou au sol baignant dans ces larmes lorsque le colonel termine fini sa phrase
« Mort pour la France »
Véronique, elle, me décoche un regard, raide et droite, toujours aussi belle que le jour ou il l’a rencontré. Un instant je pense a la mienne, cette mère que je haïs de tout mon être, et si ça avait été moi ?

Ce n’est que trois ans plus tard, en 2000 au Kosovo, que je devais revoir ce bon vieux Seb et Gaèl et a ma grande surprise, une Virginie radieuse qui avait fini par rempiler pour suivre... Sa sœur, une jeune fille nommée Céline. Ce fut un sale mandat, de nombreux blessés, mais les dieux de la guerre, comme disait Seb, étaient avec nous, personne ne fut blessé parmi les quatre camarades réunis par le destin. Je fus nommé caporal au feu, ayant été dégradé une fois j’avais pris du retard et ma carrière semblait fortement compromise, aussi mon chef de section, vieux père spirituel, avait fait de son mieux pour rattraper ça. Seb avait refusé les sous offs qui devaient l’emmener ensuite au MIA et devenir Officier. Il restait premier cul, préférant exécuter au final, Virginie devait elle y partir au retour. Gaèl ce bon vieux gentil quand a lui était là, pourquoi ? On ne savait pas trop, lui non plus d’ailleurs, il dit un jour ces mots simples qui me font souvent serrer les dents aujourd’hui
« Vous y êtes bien vous ? Et puis je ferais quoi sans vous moi ? »
J’aurais dû lui répondre ce jour là :
« Tu vivrais mon ami, tu vivrais. »

Véro semble vouloir me consumer d’un regard, mais je reste là, si tu savais ma pauvre Véro combien avant toi m’ont donné au diable dans semblable circonstance, si tu imaginais que je sais déjà ce que tu penses. Oh bien sur les années te feront regretter ces pensées et peut être même ces paroles que tu me diras si je te croise. Je les connais ces mots, « pourquoi lui, pourquoi pas toi ? Pourquoi tu n’étais pas là ?» Et comme toujours, malgré le temps je n’ai pas de réponse. Pendant ce temps le colonel continue sa diatribe sur les exploits de mon ami. Moi je m’enferme ailleurs pour ne plus penser à ce qui se déroule, à croire qu’il faut mourir pour devenir un héros

Nous sommes rentrés vivants, couverts de médailles, et nous retournions dans nos régiments respectifs avec la promesse de demande de mutation pour se retrouver tous ensembles. Cette fin d’année là, Virginie fut fauchée par un chauffard bourré à la gare d’Anger. Survivre au Kosovo pour finir sa vie sur un trottoir Français un matin d’hiver, la vie est parfois cynique. Elle a souffert, personne ne nous l’a caché, je ne peux m’empêcher de me dire ça pour le jour ou son meurtrier sortira de taule, oh oui… Elle a souffert durant ces deux longues heures à agoniser, avant qu’un passant ne la trouve sur le sol entre deux poubelles ou l’impact l’avait envoyé rouler et prévienne les secours. Céline fût affectée quelques mois plus tard au 92 mais elle demeura à jamais inconsolable, le temps finalement ne guérit pas tout May…. C’est un triste jour de juillet 2001 au Kosovo, alors que nous étions à nouveau réunis, que Céline, pendant une de nos patrouilles, arma et se tira une balle dans la tête pour rejoindre celle qui était tout pour elle, laissant derrière elle, une famille détruite par la perte de ces deux enfants.
Cette année là, Seb et Gaèl se marièrent le même jour, dans la même église avec deux femmes magnifiques de douceur et de gentillesse, à l’ombre du chagrin ils apportèrent l’espoir du renouveau. Je fus leur témoins et souvent ils me traitèrent de tous les noms pour que je passe le pas et que je propose a ma princesse ce qu’elle attendait tant, leurs insistance me fit capituler j’avais fini par annoncer mon mariage pour juillet 2004. L’hiver 2002 me vit repartir au Kosovo, seul cette fois, j’avais réussi à me faire envoyer en opération extérieure pour gagner suffisamment d’argent et le payer. L’honneur ne paye pas un mariage.

Soudain le colonel donne l’ordre. Celui qui conclut le tout, celui qui te dit en une claque c’est fini. Nous relevons le cercueil tandis que notre chef d’une voix puissante commande aux clairons
« Au mort ! »
Lentement, s’élève le tambour qui roule et la trompette se met à chanter à son tour, je calque mon pas sur la caisse claire faisant faire un demi-tour lent à mon peloton lorsque le clairon expire sa dernière note. Je capitule lorsque nous revenons sous la tente et les larmes viennent, qu’est ce que je m’en fou, après tout, je suis le dernier… Nos rêves étaient trop beaux, trop grands. Ils nous ont couté si cher.

Il ne me restait plus que quelques mois avant le mariage lorsque l’opération Licorne fut réactivée. Gaèl et Seb m’accompagnaient, je leur proposais d’être mes témoins, gaèl dit oui contre le fait que je sois le parrain de son fils, ce que j’acceptais avec plaisir Nous étions en 2003, un beau matin de juin. Lorsque la radio nous signala l’accrochage de l’autre partie de notre section, notre barge était suffisamment proche pour intervenir, mais lorsque j’ai débarqué avec mon groupe il était déjà trop tard. Gaèl laissait derrière lui une jeune veuve de 24 ans, enceinte de Sept mois d’un petit bout d’homme dont j’étais le parrain par serment.

Le cercueil se pose sur le plancher de l’hélico qui doit le conduire a l’aéroport, ensuite il rentrera en France pour qu’y soit inhumé mon vieil ami dans un petit cimeterre perdu dans les alpes. Le graveur viendra rajouter son nom sur le monument au mort de son village natal. Je n’ai revu ni son père ni sa mère, ni sa femme. Je me suis contenté de revenir dans ma chambre, puis de partir en patrouille. Parfois le courage se trouve dans la lâcheté.

Ce matin, alors que je portais ce cercueil, je savais que j’avais enterré tous mes frères et sœurs d’arme. Mes rêves sont morts depuis longtemps, je me suis endormi à l’ombre des années surement. Lorsque je suis venu lire vos écrits réconfortant, je me suis simplement dit qu’ils connaissaient les risques et qu’a par vivre pour eux il n’y avait plus rien à faire. Vaincre cette boule qui semble vouloir m’arracher la gorge a chaque pensée, a chaque souvenirs ne sera qu’une première étape avant de laisser le temps m’apporter la paix de l’oubli, et de me permettre de parler a mes enfants de ces gens qui rigolent sur la photo avec leur père, parler de mes vieux amis sans amertume et les faire vivre dans la mémoire des miens et la votre aussi. C’est mon dernier hommage pour eux, que quelqu’un sache que quatre jeunes français d’horizon différent, ont un jour donné leurs vies pour une certaine idée qu’ils se faisaient de l’honneur et de la France. Cette France qui oublie si souvent de citer ces hommes et femmes ayant sacrifié leur vie pour elle, préférant le silence et la guerre propre a la saleté de la vérité que cette salope de guerre laisse derrière elle.

Voila ce texte touche a sa fin, l’histoire de quatre vies, l’histoire de la fin d’un rêve commencé il y a quatorze ans et qui se termine dans le sang. J’ai relut vingt fois ma demande de mise a la retraite pour décembre 2010, aujourd’hui je me demande, si c’est la peur qui s’insinue ou la crainte superstitieuse, est-ce que je trahi leur mémoire en décidant de raccrocher ? Est-il temps pour moi de tourner la page ? Ma femme me dit souvent que j’ai suffisamment donné pour avoir le droit de me retirer, qu’elle est fatiguée d’avoir peur. Je souhaite de tout cœur que quelles que soit les pensées qui animent mon départ, je puisse partir la tête haute. Autant de questions qui m’empêcheront de dormir quelques années de plus. Mais vous savez, il y a une chose que je vous demande a vous mes amis que je ne connais même pas, mais qui me soutenez loin là-bas en France. Si un jour vous passer dans un petit village perdu des alpes, ou quelques parts en corse, peut être même à Strasbourg ou a Castelsarrasin, prenez un instant pour lire les noms de son monument aux morts. Regardez bien les dates. Qui sait peut être surprendrez vous un héros endormit en dessous. Un héros qui donna sa vie un beau matin de sa vie dans un pays lointain dont vous ne connaissez que le nom, pour la liberté, l’égalité et la fraternité des peuples de ce monde… Et si vos enfants vous demande qui étaient ces hommes et ces femmes, dites leurs que c’étaient de rêveurs qui ont cru changer le monde, avec des espoirs qui leur on couté chers lorsqu’ils ont marqué de bleu leurs casques de soldat de la paix. Un rêve que des parents, des femmes, des fils, des frères d’arme ont amèrement pleuré.


Suite a une nouvelle affectation de remplacement, j'avertis mes camarades veilleurs que je n'aurais plus d'internet pendant quelques jours ou mois.
Modifié en dernier par Wyld le 03 août 2009 18:03, modifié 1 fois.
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Maelyss
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Message par Maelyss » 03 août 2009 13:53

Très beau texte... J'ai eu quelque peu les larmes au yeux!

Je vous souhaite courage et force

Ton texte fait ressentir ta tristesse, ton amour et ton amitier envers cette personne et sa famille

Je comprend également ce que tu vis...

Maelyss
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Undoi
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Message par Undoi » 03 août 2009 14:10

Mon chère Pipou, moi qui suis en général très renfermé, qui aime le pvp, les jeux de guerre, qui lit les malheurs des autres aux infos, qui lit des romans de guerre, avec la dure réalité que ces soldats doivent endurer, même si ces pages m'immergent complètement et me prennent d'affection, jamais cela ne m'a affecté autant que ces deux posts que tu as écrit.
Ces mots, ces phrases, sont tirés du coeur, tu ne pouvais pas lui rendre de plus bel hommage.
Tes mots m'ont ému comme si ton frère d'arme avait été mon propre ami.
Je ne peu qu'à peine concevoir ta peine, celle de sa famille, mais crois moi, ton cri du coeur a été entendu par tous les veilleurs.
Qu'il y ai quelque chose après la mort ou non, je suis sur qu'il recevra ces vers.

Je suis de tout coeur avec toi, mon ami. Reste entouré de tes proches, de tes compagnons restant, quelque soient tes choix, continuer le combat en sa mémoire, ou penser aux tiens et vouloir vivre auprès d'eux, je suis sur qu'il sera toujours à tes cotés.

Courage mon ami. Toutes mes condoléances dans ces moments douloureux. Et si tu passes sur Paris un de ces jours, ce sera avec joie que nous trinquerons à sa mémoire, à vos Devoirs, aux Veilleurs, et à l'avenir.


Undoi / Andy
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Pokio
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Message par Pokio » 03 août 2009 15:35

Je ne sais quoi dire, tres bel hommage....

Le temps fera le reste....

Courage l'ami
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PaikanXO
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Message par PaikanXO » 08 août 2009 23:31

*desserre les dents et se frotte les yeux*

Il y a des moments ou l'on ne trouve rien a dire.
Il est des choses qu'un homme, une femme ne devrait pas vivre.
Ces gens dans l'ombre, dont on ignore l'existence, la mission.
Qui se battent en notre nom et à qui jamais personne ne dira "Merci"
Tous les mots me semblent dérisoires pour t'apporter un soutien, te porter dans la suite de ton chemin.
Du courage, tu en as fait preuve bien plus que je n'en aurai jamais.

Je ne peux, en te lisant, que t'accompagner un instant et soulager une once ton poids...
Modifié en dernier par PaikanXO le 06 sept. 2009 11:01, modifié 1 fois.
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Gwennael
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Message par Gwennael » 09 août 2009 12:18

Que dire ...
Que, je suis de tout coeur avec toi ....Que tu leur as rendu un merveilleux hommage ...je ne sais ....
En tout cas, je pense bien fort à toi qui vit ses moments difficiles

Bises, Gwen
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Wyld
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Message par Wyld » 06 sept. 2009 9:38

Au gré des étages qui s’élevaient, je me suis souvenu, chaque marche je préparais mes mots pour les remercier. Puis j’ai ouvert la porte et je l’ai vue, je les aie tous ignorés, il n'y avait plus qu'elle, plus de parents, amis, oublié les mots aussi que je voulais leur dire. Je suis simplement allé vers elle qui attendait un peut en retrait, un peut angoissée. Je me suis approché d’elle, si belle, j’ai caressé son visage avec toute la tendresse dont j’étais capable, délicatement j’ai couvert ces lèvres de baiser. J’ai embrassé chacun de ces doigts fins, laissant courir ma main dans ces cheveux blonds a la douceur de velours. J’ai serré son petit corps alors qu’elle sanglotait dans mes bras. Puis j’ai donné l’accolade a mon père et a ma sœur, c’est a cet instant que j’ai su, que j’ai ressentit dans tout mon être que j’étais revenu parmi les miens. J’ai prit un temps pour observer les objets qui me semblent venir d’une vie enfuie, rien a bougé comme si un instant avait simplement été soufflé. Un miaulement et un éclair roux avant que nos mains se retrouves sur le dos d’un chat ronronnant. Nous nous sommes sourit, chose irréelle, puis les murmures sont venus s’échouer a nos lèvres en des milliers de je t’aime que les mois, les jours, les heures, ont égaré dans ces instants silencieux et solitaires. Et chacun des ces gestes étaient pour moi l’air qui emplit mon corps de vie. Je me suis assis sur ce canapé, goutant a ce confort que je m’étais refusé durant des mois, et le silence est revenu, fait de regards, de sourires. Plus de mots, juste le silence brisé par les bruits endormis d’une ville qui s’éveille, elle est venu contre moi, se blottir contre cette épaule que je lui ai refusé pour cet ailleurs. Ils sont venus, les uns après les autres, amis, famille ils ont parlés, rit, et pourtant je ne pensais pas a eux. Je préparais mes mots
Souriant je me suis absenté, prenant le temps d’un temps. Juste allumer une clope pour contrôler ces émotions variés qui saisissaient mon esprit. Là sur ce petit balcon mais qui est le mien, j’ai sentit sa main se poser sur mon bras, elle m’a sourit et je lui l’ai promis. Plus jamais d’au revoir, plus rien ne nous séparera. Je sais a présent que j’ai prit la bonne décision, je l’ai lut dans son regard bleu acier et son sourire me l’a chanté. Mon père est venu prendre nouvelle de la décision, lui l’anti militariste m’a sourit et en posant sa main rude sur l’épaule de son fils, il m’a dit que je pouvais partir la tête haute. Puis je me suis a nouveau enfuis, juste un peut de calme au travers de ces retrouvailles, juste le besoin d’écrire a des amis ai-je dit. Pourtant les mots s’embrouillaient dans ma tête, la fatigue du voyage surement.
Et a cet instant ou j’écris ces lignes, nous sommes le 6 aout 2009, il est 09H20. J’entends encore leurs voix dans le salon, j’entends ces rires de ceux qui font ma vie, je ne sais plus quoi écrire, mais pouvais-je pourtant oublier ces gens qui en quelques lignes, sans que je connaisse leurs voix, ont su trouver ces mots qui m’ont donné l’envie de continuer. Ces anges gardiens qui parfois viennent simplement déposer à nos âmes de soldats la force de relever la tête et de lutter quand le doute, la fatigue, la tristesse, les remords nous accablent et que la facilité prend la forme de son arme de service. Pouvais-je simplement oublier de dire aux veilleurs… Je suis enfin rentré. Grâce à vous, j’ai retrouvé le chemin de cet endroit que je nomme chez moi.
Je n’écrirais pas plus longuement, il est temps de retrouver les miens qui m’attendent, mon ange au dessus de moi s’associe a moi, pour simplement dire ce mot qui vaut toutes les grandes phrases que j'ordonnais dans ma tête en montant cet escalier tout a l'heure, ce mot que je dédis a tous mes amis veilleurs.

Merci. Merci d’avoir su être là quand j’étais seul.
Nous sommes le 6 aout 2009, il est 09H20 et je suis rentré chez moi. Vivant et en bonne santé. Un peut plus grâce a vous que vous ne pouvez le penser.
Modifié en dernier par Wyld le 06 sept. 2009 10:14, modifié 3 fois.
Toi ne pas moquer crocodile tant que pas finir traverser rivière.

khelurin
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Message par khelurin » 06 sept. 2009 9:57

Poy !

Le temps effacera la douleur encore présente mais il en fera des souvenirs que tu chériras .

Bon retour Wyld :)

khelurin

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Undoi
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Message par Undoi » 07 sept. 2009 9:33

Bon retour parmi les tiens, les veilleurs seront pour toujours une partie de ta famille :)
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Ifriit
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Message par Ifriit » 07 sept. 2009 10:50

Comme on le dit a la fois souvent mais pas assez, Veilleur un jour Veilleur toujours ;)

Tous les petits soucis du quotidien paraissent tellement désuets après ton récit...

Une seule chose me vient a l'esprit : Merci
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charisham
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Message par charisham » 07 sept. 2009 12:35

Bon retour chez toi :) et profite profite tes mots sont tellement touchants qu'on a l'impression de vivre l'instant avec toi, le temps fera le reste, et ta nouvelle "vie" aussi :wink:
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Shojiakuma
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Message par Shojiakuma » 07 sept. 2009 12:59

Bon retour l'ami
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Samva Bien
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Message par Samva Bien » 07 sept. 2009 13:21

Bon retour !
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PaikanXO
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Message par PaikanXO » 08 sept. 2009 13:01

Vu les évènements récents, je craignais qu'il ne soit encore arrivé malheur à toi ou l'un de tes camarades.
Je suis soulagé de te savoir rentré à la maison. :P
Bienvenue chez toi. Le meilleur reste à venir l'ami...
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Wyld
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Message par Wyld » 11 mai 2010 20:07

Ce soir, je vous écrit la raison d'une longue absence, je vous écris un endroit, une pensée, un devenir.
http://www.youtube.com/watch?v=sHQ_aTjX ... re=related

La place d’arme est silencieuse, seul le crissement des graviers sous mes pas semble faire vivre l’endroit. Petite partie de ce beau régiment cachée sous l’ombre des souvenirs, la petite place fleurie de chrysanthèmes fanés, de roses au crépuscule de leurs vies, est baignée d’une atmosphère sereine.
La nouvelle plaque au nom de mon vieil ami Jeanbrun c’est ajoutée aux autres. D’un pas lent, je me dirige vers chacune d’elles et dépose une petite gerbe. Aujourd'hui plus grand monde honore la mémoire des anciens.

Un instant je me recueil, et comme a mon habitude je leur parle... Est ce toi camarade qui me sourit la haut ? Toi le soldat retrouvé en janvier dans cette grange, emmené non pas par le fracas des armes, mais le simple froid hivernal ? Toi mort comme un chien dans cette indifférence que nous n’avons jamais connue ? Que nous n’aurions jamais dû connaitre ?
Qu’avons-nous fait, ou pas fait pour en arriver là ? Nos jeunes ne s’inclinent plus devant leurs anciens, maintenant ils les moques, le savais-tu ? Après tout tu t’en fou depuis ton au-dela. Tu sais je regarde un instant tout ça, cette vie que j’ai lentement tracée, ponctuée de disparitions, de peines, de joies, de larmes. Et pourquoi ? Je ne sais même plus, le temps a emporté les mots, l’oubli a façonné mes souvenirs. Fidélité....

D’un geste un peut raide, je salut avant de faire demi tour, sans un regard en arrière je me dirige vers le quartier général pour un dernier entretien avec mon chef de corps, cet homme que j’estime me reçoit a sa manière, simplement mais avec ce paternalisme qui me remonte le moral.
Une brève discussion, une émotion palpable s’installe. Mon regard ne peut s’empêcher de regarder ce drapeau que j’ai honoré ma vie durant. Les gorges se noues, l’instant approche, on le sait, il n’y a plus rien à dire, tout cela était joué d’avance. Ce jour je le savais, il viendrait. Seul les fous cherche a l’éviter, seuls ceux qui ne vivent que dans leur passé le craigne. Moi je l’ai craint pour d’autres raisons… Une lettre de recommandation étoffée et une accolade nous séparent. Loyauté...

La chanteuse des Cramberries me chante cette chanson qui m'a tant fait rêver, plus de bombes, plus de guerres. D’un geste j’enlève la clef USB de l’interface du poste, la faisant taire. Ce n’est plus ma vie, ce n’est plus mes guerres. Lentement mes épaules se redressent, j’ai peur, mais je suis soulagé. Je me gare. Il est 19h00 et j’attends. Le bus arrive, dernières embrassades des familles réunies ici, quelques larmes, encore et toujours. Appréhension, puis enfin la peur perce dans les voix, on se rend compte. Le risque, la mort passe, silencieuse. Choisira-t-elle un de ces hommes ?
Je descends et me dirige vers les quelques amis qu’il me reste. Il n’y a pas de grands mots, pas de grandes effusions. Parfois un « t’es sur ? ou Tu viens pas ? » Non, je ne viens pas, je suis sur. Je regarde le car s’éloigner, là-bas dans quelques heures, l’avion décollera. Oui…. Ensuite ce sera l’Afghanistan pour eux, l’enfer pour elles. Et des mois d’attente, d’angoisse. Est-ce que cela vaut vraiment le coup pour 2500 € par mois les gars? Pour moi, non. Ca ne vaut plus le coup. Il n'y a plus de bravoure dans mon cœur, il n'y a plus que de la tristesse, c'est pour cela que je pars

Le vent c’est mit a soufflé ce soir alors que j’ai mis ma voiture au garage, il souffle a présent sur mon cuir tandis que le lourd patpatpat de mon 800 maraudeur m’emmène ailleurs. Il m'emmène dans un futur, sans violence, sans haine ethnique, un futur qu'il me faut apprendre a façonner, a penser, a vivre. Ou le soir me verra rentrer chez moi auprès d'Ange, ou la nuit me verra l'aimer, les jours me verrons vieillir auprès d'elle. Des jours qui seront... Celui d'un homme simple. Je conduirais un camion, sans un flingue sur le siège passager, sans gilet par balle, je rencontrerais des agriculteurs lors de mes tournées, des gens sans armes a pointer sur moi. Et lorsque mon enfant naitra, je lui dirais ceci. Fils, soit un homme simple, ne cherche pas a voir ce que personne ne veux voir. Ne pense pas a changer le monde, contente toi de faire briller ton étoile. Il ya des barbelés que tu ne pourras jamais détruire, des barricades trop hautes. Oui fils, soit un homme simple. Avec tes joies et tes peines. Mais mon fils n'enterre pas tes camarades, tes amis. Vis pour vivre, pas en apprenant a mourir chaque jour un peut plus.

La bas dans une petite place de ce beau régiment, quelques plaques ont été fleuries, des roses épanouies encadrent la douzaine de médailles que j’ai abandonnées derrière moi, pour oublier qu’un jour, quelques jeunes gens ont donné leur vie pour rien… Pour oublier la souffrance de s’en rendre compte, et la haine envers ces soldats qui osent se moquer de la mort de leurs camarades, l’envie de gerber quand on sait le prix de la vie d’un de nos soldats. L’armée n’est plus, et moi... Aujourd’hui enfin, je vis. Car aujourd’hui, enfin, je ne suis plus un soldat. A présent, je suis un homme à la vie simple et douce.
Toi ne pas moquer crocodile tant que pas finir traverser rivière.

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Message par Undoi » 12 mai 2010 17:12

Bienvenu dans ta nouvelle vie, mon ami.

Qu'elle soit aussi longue et prospère que ton ancienne aura été éprouvante et t'aura tant pris.


Et ma proposition d'une bonne pinte ou deux tiens toujours, quand tu seras sur Paris !!
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